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Prendre son pied ?

3 Sep

Prendre son pied, à l’origine, signifie « prendre sa part du butin ». Les pirates se partageaient ledit butin entre eux et chacune en avait une partie, un « fade »: prendre son fade est donc peu à peu devenu « prendre son pied ». Un pied, symbole du sale, du « par-terre », du mépris (« je piétine ») de l’ennui, peut-il donc être associé à l’érotisation ?

Oui, pour William Rossi, auteur de Erotisme du pied et de la chaussure. Et il n’est pas le seul ! Un lecteur de Q-lturel confiait récemment  » Les seins, les fesses, ça ne m’intéresse pas. Je peux coucher avec une fille moche, borgne, plate, grosse, tout mais pas avec une fille qui a de vilaines chaussures. »

Sur les sites pornographiques, les mots clés « masturbation avec les pieds » ou plus vulgairement « branle avec les pieds » sont parmi les plus recherchés par les internautes. Un attrait mignon (chatouilles, caresses, massages de réflexologie plantaire) qui peut tout de même virer au fétichisme assez rapidement.

Rodin a souvent insisté sur les détails de pieds des femmes dans ses sculptures ou dans ses aquarelles.

La psychologue Nicole Dubreuil explique que cet attrait sexuel pour les pieds des femmes renvoie à une forme de refoulement de son homosexualité. Choqués de découvrir, vers 5-6 ans, que les petites filles n’avaient pas de pénis, certains garçons se sont mis à fantasmer une sorte de palliatif: le pied. Nicole Dubreuil se réfère à Freud, même si certains sexologues préfèrent aujourd’hui parler de goûts et de sexualités variés, pour les pieds comme pour le reste.

Allez, c’est la rentrée, c’était un article léger. Mais on est sur un blog culturel, savez-vous comment on appelle quelqu’un qui se ronge les ongles des pieds ? Un pédionychophage. C’est toujours chic à ressortir pour briller dans les dîners en ville.

Sodo-sucer: l’art de la fellation post-sodomie

8 Juil

Pourquoi tes fesses sont-elles mouillées ?

La fellation comme la sodomie sont des pratiques encore interdites dans de nombreux pays, à commencer par certains états des USA. Alors coupler les deux est une vraie prouesse transgressive. Si commencer par une fellation pour mettre Monsieur en jambe est entré dans les moeurs, du moins l’espèré-je, débuter par une sodomie pour ensuite faire ou faire faire une fellation reste plus osé.

Pour des questions d’hygiène d’abord: sucer un pénis qui vient de faire plusieurs allers-retours dans son propre propre côlon ne revêt pas, hors excitation du moment, un aspect très glamour. Pourtant le doublé fellation-sodomie est intéressant dans plusieurs cas de figure: partenaires désireux d’éviter une grossesse, souhait de rester vierge et de conserver un hymen intact, engagement ailleurs doublé de la certitude que sodomisucer n’est pas tromper…

Ne te retourne pas…

Dans La Bicyclette bleue par exemple, le lecteur se voit proposer une belle scène de sodo-fellation. Léa fait part à son ami François de son gout pour l’odeur de la terre. Celui-ci lui enfourne de la terre dans le vagin (…) puis la prend par derrière et enfin, la fait mettre à genoux pour qu’elle « lui lave la queue avec la langue » (sic) celle-ci étant recouverte de sang et de matières corporelles non identifiées. Ce roman de Régine Desforges est connu pour être largement inspiré d‘Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell mais aussi pour ce type de passages érotiques. Etrangement, dans l’adaptation télévisée avec Laetitia Casta, cette scène n’a pas été conservée.

En 1476, Leonard de Vinci n’a pas encore 20 ans quand il est accusé de sodomie par un tribunal florentin. Au rang des charges aggravantes, il pratiquerait alternativement celle-ci et la fellation. Mais on trouve trace bien avant cette date de fellation post-sodomisation. L’archéologue Timothy Taylor a ainsi découvert en Ukraine dans les années 90 de petites statuettes datant visiblement d’avant l’Antiquité. Le doute n’est pas permis quant à la découverte de ces pratiques: pénis en bouche, pénis en fesses, hommes et femmes s’adonnent à cette pratique entre eux.

On a du changer les draps après ça

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Lesbos, l’île des lesbiennes

7 Juin

Statue de femmes lesbiennes de Lesbos ayant appartenu au page de la Reine Victoria (eh oui, encore ces obsédés de la famille royale britannique)

Imaginez une île remplie de belles femmes qui se lèchent la langue, se disent bonjour en glissant leurs mains dans la culotte de leurs amies et se rendent aux bains publics entre femmes, pour avoir l’occasion de se tripoter les unes les autres… vous ne rêvez pas, cette île existe, même si la description ci-dessus est un poil pubien exagérée.

Les lesbiennes n’ont pas toujours été des femmes, créatures blondes à cheveux longs typiques de The L World. Mais elles ont toujours existé. Tout a commencé sur l’île de Lesbos, la plus grande île Grecque aussi connue, de nos jours, sous le nom de Mytilène après s’être appelée Pelasgia ou Madaria. Mytilène est d’ailleurs le nom d’un site de rencontres pour lesbiennes, et le terme Madaria revient dans de nombreux textes érotiques sur les femmes.

Sapho murmure  à l’oreille des cochonnes. Simeon Solomon – XIXè siècle

La Grèce tient un rôle très important dans l’histoire de l’homosexualité masculine mais aussi, et on le sait moins, dans l’histoire du lesbianisme. Sur l’île de Lesbos, donc, vit Sappho. En -600 avant JC, Sappho la poétesse (poetisa, en Grec ancien) écrit des textes mettant en scène des émotions puissantes entre deux femmes, pour ne pas dire plus, comme L’Hymne à Aphrodite, A une aimée, Jeunes filles, œuvres toutes disponibles en traductions françaises chez divers éditeurs. Platon dit d’elle qu’elle est la « dixième muse ».

La vraie vie de Sappho demeure mystérieuse : elle eut une fille, fut même mariée, et enseigna dans une école de jeunes-filles de Lesbos où elle eut, d’après les historiens, plusieurs amantes. Surnommée « La Lesbienne » dans le sens « La femme que l’on connaît à Lesbos », comme on dirait « La Parisienne », elle légua son surnom qui, petit à petit, désigna toutes les femmes attirées par d’autres femmes.

Sex and the city ? Non, Sex and the island

Origines volcaniques, sources chaudes, végétation luxuriante et bords de mer à couper le souffle, l’île de Lesbos attire de nombreuses touristes lesbiennes en quête de vacances q-lturelles, elles reviennent en quelques sortes à leurs origines.

Lesbos désigne aujourd’hui une lesbienne en argot. Mais la poésie occupe une grande place dans l’histoire de cette île. Au VIème siècle avant JC, l’un des poètes les plus connus de l’île de Lesbos, en dehors de Sappho, se nommait… Lèsches. Ca ne s’invente pas.

La tradition attraction-répulsion des Windsor pour les homosexuels

3 Juin

Lord Mounbatten « in the Navy »

La famille royale d’Angleterre est plus que nulle autre au monde source d’inspiration pour les auteurs érotiques. Déjà à l’époque de Henri VIII, la cour fournissait de croustillantes et sémillantes anecdotes quant aux péripéties sexuelles des sires. Plus qu’ailleurs, Londres est le théâtre d’aventures homosexuelles et de relations entre personnes du même sexe, le plus souvent dissimulées sous des dehors respectables du type un mariage et un descendant pas toujours biologique.

Avant de parler Q, parlons un peu culture: la famille Windsor ne s’est pas toujours appelée ainsi. C’est Georges V qui, pour faire face au fort sentiment anti-allemand parmi ses sujets, a décide de modifier le nom des Saxe-Cobourg-Gotha (du nom de l’époux de la reine Victoria) en Windsor, du nom du château bien connu où les princes et princesses ont passé une grande partie de leur enfance.

Le prince William n’est pas gay, il aime juste toucher des amis garçons en slip pendant qu’il se frotte un ballon sur le sexe

La reine Elisabeth s’appelle Windsor, mais son époux se nomme Mountbatten: les enfants de la reine s’appellent donc Windsor-Mountbatten à l’exception de l’héritier Charles qui ne garde que le nom Windsor, tout comme ses enfants William et Harry. A noter que le nom exact de prince Philip époux de la reine n’est pas Mountbatten mais Battenberg, anglicisé lui aussi pour les mêmes raisons que les Windsor. Ces précisions nous font mieux comprendre l’état d’esprit de la famille royale, prête à changer les noms à défaut de changer les choses, et à forcer les homosexuels à se marier hétérosexuellement.

Philip, l’époux de la reine Elizabeth et actuel Prince Consor, est le neveu de Lord Louis Mountbatten qui, par sa mère, est l’arrière petit fils de la Reine Victoria. Tout comme la reine Elizabeth elle-même. Ils sont donc cousins éloignés, de même que les propres parents de Lord Mounbatten étaient cousins sans que cela ne chose personne. Il vaut donc mieux coucher avec sa cousine qu’avec un homme, chez les Windsor.

Le prince Harry n’est pas gay, il aime juste lécher les tétons de ses copains garçons quand ils sont tout nus et saouls

C’est ce qu’il aurait fallu expliquer à Sir William Compton. Ami de Henri VIII, ce lord anglais comte de Northampton vécu plusieurs histoires d’amour avec des jeunes hommes jamais au grand jour, par peur des représailles. Plus près de nous, des histoires similaires: ainsi Lord Louis Mountbatten, père du Prince Philip, aurait-il vécu quelques aventures avec des collègues au cours de ses années militaires. Assassiné par l’IRA au cours d’un voyage, il est déïfié en Angleterre où l’accuser d’homosexualité pourrait presque être assimilé à une haute trahison. L’amour porté par le prince Philip était tellement inconditionnel que certains observateurs se sont même posé la question de relations neveu / oncle, puisque nous avons vu que la consanguinité n’effraie pas la monarchie.

Chose étrange, les membres de la famille Windsor semblent attirés par les gays refoulés comme Lord Snodown. Plus connu sous le nom de Anthony Armstrong-Jones, Lord Snodown a épousé la soeur de l’actuelle reine d’Angleterre, Margaret et lui a même fait deux enfants. Second voire troisième choix pour cette princesse énamourée d’un photographe, puis de l’ex-Premier ministre canadien, Anthony Armstrong-Jones défraya la chronique à plusieurs reprises.

Le prince Charles n’est pas gay, il aime juste qu’on lui joue du pipeau

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La sodomie dans la Bible

29 Mai

sodomie: Lot et ses filles

Sodomie, sodomite… les adeptes de l’amour à l’envers ne s’en vantent pas toujours, hommes comme femmes. Et pour cause. A l’origine, le mot sodomie n’a rien de très flatteur. Aujourd’hui encore, enculé n’est-il pas considéré comme une insulte ?

Le mot sodomie trouve sa source dans La Génèse. En résumé, les hommes de la ville veulent « connaître » (au sens biblique du terme, donc) les anges hébergés par Lot un neveu d’Abraham, à Sodome. Lot leur propose ses filles, mais ils insistent et les violent (très schématiquement) Cette partie de la Bible, consacrée donc à Sodome et Gomorrhe, condamne l’homosexualité mais aussi la sodomie en général.

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Q-lturel

29 Mai

Bienvenue sur le blog Q-lturel, le blog qui parle:

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