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Poésie érotique. Coucher avec elle de Pierre Desnos

3 Mar

Coucher avec elle de Pierre Desnos.

 

Extrait de l’Anthologie de la poésie érotique. Eds. NIL.

 

Coucher avec elle

Pour le sommeil côte à côte

Pour les rêves parallèles

Pour la double respiration

Coucher avec elle

Pour l’amour absolu

Pour le vice pour le vice

Pour les baisers de toute espèce

Coucher avec elle

Pour un naufrage ineffable

Pour se prostituer l’un à l’autre

Pour se confondre

Coucher avec elle

Pour se prouver et prouver vraiment

Que jamais n’a pesé sur l’âme

Et le corps des amants

Le mensonge d’une tache originelle

Osez l’amour des rondes en pratique et en images

3 Mar

Après notre critique du petit livre des Eds Musardine Osez l’amour des rondes, travaux pratiques. Osez l’amour des rondes titille mais il manque cruellement de photos. Qlturel répare en vous offre ces belles rondes sexy à oser aimer.

 

osez l'amour des rondes 2

osez l'amour des rondes 3

osez l'amour des rondes 3

osez l’amour des rondes 2
osez l'amour des rondes 4

osez l'amour des rondes 4

osez l'amour des rondes 5

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Après tout ça si on n’ose pas l’amour des rondes…

Osez l’amour des rondes Marlène Schiappa: livre coup de coeur

31 Déc

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Osez l’amour des rondes – Eds Musardine – Marlène Schiappa – copyright Arthur de Pins Musardine

Osez l’amour des rondes: Coup de coeur de faim d’année pour ce petit livre coloré reçu en cadeau de Noël des mains de mon rédacteur-en-chef à l’arbre de Noël du bureau. Chez Q-lturel, on a apprécié spécialement déguster toute la première partie consacrée aux rondes dans l’histoire, aux rondes dans l’art, aux rondes dans la culture. L’enquête a été rondement menée et le ton journalistique sérieux sans se prendre au sérieux a séduit. Toutes les sources sont indiquées et recoupées, les infos sont insolites et les interprétations judicieuses, pour ne pas dire juteuses. Un thème qui aurait pu se retrouver sur Q-lturel.

Osez l’amour des rondes a déclenché une vive polémique sur les rondes entre associations blogs et forums de femmes fortes, les unes adorant les autres brûlant. Quoi qu’on en dise, parler de rondeurs, de femmes pulpeuses et voluptueuses en ces temps de régime Dukan et de décès d’Isabelle Caro, figure anti-annorexie, morte des suites de sa non rondeur, ça fait du bien. Osez l’amour des rondes a été beaucoup chroniqué sur le web et la presse féminine online, on se réjouit de cet impact positif et on remercie La Musardine de se lancer sur ce créneau ô combien déserté dans l’univers Q-lturel.

Après avoir balayé l’histoire d’un regard de ronde, Osez l’amour des rondes partage des témoignages (Naeva m’a séduit) de femmes rondes et d’hommes qui aiment les femmes rondes, et termine sur des conseils pratiques de positions sexuelles pour inviter les femmes rondes à se lancer à corps perdu dans la sensualité. En vrac, la fellation made in rondes, les recettes aphrodisiaques et les techniques de rondes sexy sont à glisser  votre compagne tandis que vous pourrez vous servir de la première partie comme début de conversation-séduction avec des femmes rondes.

Osez l’amour des rondes, une bonne résolution pour l’année 2011 que nous mettons en oeuvre dans chaque article Q-lturel comme dans notre article sur Lesbos, l’île des lesbiennes. Bientôt, la chronique d’un autre livre sur les rondes sexy – ils sont tellement peu nombreux – et l’érotisme des jambes dans l’art. Stay tunned.

Osez l’amour des rondes – Eds La Musardine – Marlène Schiappa – 6 euros 30

Walt Disney, l’obsédé sexuel

9 Août

Les dessins animés de Walt Disney ont éduqué des générations entières. Mais au-delà des histoires enfantines et simplettes, ces films offrent parfois des symboliques sexuelles fortes. Décryptons ensemble:

Ce rêve bleu (Aladin, chanté par Aladin et Jasmine lors de leur première fois sur un tapis volant)

 » Je vais ouvrir tes yeux // aux délices et aux merveilles // de ce voyage en plein ciel  »

« Je suis montée trop haut // allée trop loin »

7ème ciel, montée, allée… le voyage sur un tapis volant est l’allégorie d’une première expérience sexuelle. Le tapis volant, symbole de leur couche, et le ciel de leurs orgasmes. En montrant ce jeune couple réjouit de s’envoyer en l’air, Walt Disney ou plutôt son équipe évitent de dire cash comme ça aux moins de 10 ans: « Et là, ça baise sévère, Aladin pécho Jasmine à sec et elle jouit comme une femme fontaine. » Ca passerait moins bien.

Mon épine fera couler ton sang (La Belle au bois dormant)

Dans ce grand classique, La Belle au bois dormant, on retrouve une multitude de relations sexuelles imagées. Par exemple la belle se pique au rouet, sur une (é)pine, le sang coule (comme pour une première expérience sexuelle) elle s’endort (part dans un monde parallèle) et est ramenée à la vie par un baiser. (Il est précisé que le baiser est déposé « sur ses lèvres »…)

Si je te dégoute, mange-moi

Nul besoin de faire appel à un psychiatre pour analyser les relations entre les belles femmes (vierges, en symbolique) et les hommes dégoutant (quoi de plus dégoutant qu’un pénis pour une femme vierge ?) Shrek et la princesse Fiona, la Belle et la Bête, la Princesse et la grenouille, ou même Blanche-Neige avec sa pomme, dans laquelle il faut voir un clin d’oeil au péché originel (croquer la pomme, chacun sait ce que ça signifie, proposée par une sorcière et son symbole phallique de balais)

Picoti, Picota, Picoti, Picota…

Les raisons de ces sexualités subliminales ? Déjà, il est impossible de présenter des scènes purement et ouvertement sexuelles dans des films pour enfants. Ensuite, la pudeur américaine empêche les scénaristes, même ceux des séries pour adultes (Friends par exemple) de montrer des scènes crues. Au-delà de ces considérations, le Code Hayes oblige à remplacer toute scène tendancieuse par quelque chose de beaucoup plus lisse. D’où, le tapis-7è ciel / la bête-pénis-poilu / la pomme-partie de jambe en l’air / le picoti-picota sexuel de Qui veut la peau de Roger Rabbit…

Des images subliminales de sexe dans les Disney ?

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Sodo-sucer: l’art de la fellation post-sodomie

8 Juil

Pourquoi tes fesses sont-elles mouillées ?

La fellation comme la sodomie sont des pratiques encore interdites dans de nombreux pays, à commencer par certains états des USA. Alors coupler les deux est une vraie prouesse transgressive. Si commencer par une fellation pour mettre Monsieur en jambe est entré dans les moeurs, du moins l’espèré-je, débuter par une sodomie pour ensuite faire ou faire faire une fellation reste plus osé.

Pour des questions d’hygiène d’abord: sucer un pénis qui vient de faire plusieurs allers-retours dans son propre propre côlon ne revêt pas, hors excitation du moment, un aspect très glamour. Pourtant le doublé fellation-sodomie est intéressant dans plusieurs cas de figure: partenaires désireux d’éviter une grossesse, souhait de rester vierge et de conserver un hymen intact, engagement ailleurs doublé de la certitude que sodomisucer n’est pas tromper…

Ne te retourne pas…

Dans La Bicyclette bleue par exemple, le lecteur se voit proposer une belle scène de sodo-fellation. Léa fait part à son ami François de son gout pour l’odeur de la terre. Celui-ci lui enfourne de la terre dans le vagin (…) puis la prend par derrière et enfin, la fait mettre à genoux pour qu’elle « lui lave la queue avec la langue » (sic) celle-ci étant recouverte de sang et de matières corporelles non identifiées. Ce roman de Régine Desforges est connu pour être largement inspiré d‘Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell mais aussi pour ce type de passages érotiques. Etrangement, dans l’adaptation télévisée avec Laetitia Casta, cette scène n’a pas été conservée.

En 1476, Leonard de Vinci n’a pas encore 20 ans quand il est accusé de sodomie par un tribunal florentin. Au rang des charges aggravantes, il pratiquerait alternativement celle-ci et la fellation. Mais on trouve trace bien avant cette date de fellation post-sodomisation. L’archéologue Timothy Taylor a ainsi découvert en Ukraine dans les années 90 de petites statuettes datant visiblement d’avant l’Antiquité. Le doute n’est pas permis quant à la découverte de ces pratiques: pénis en bouche, pénis en fesses, hommes et femmes s’adonnent à cette pratique entre eux.

On a du changer les draps après ça

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Nus dans les escaliers et surréalisme : les échanges de Duchamp et Miro

5 Juil

q-lturel femme nue dans l'escalier duchampEn 1912, Marcel Duchamp peint une huile sur toile qu’il baptise « Nu descendant l’escalier ». Nu, sans –e, comme « un nu », ce qu’on dit d’une représentation artistique de corps sans vêtement, qu’il soit homme ou femme.

Et sur cette peinture, le « nu » n’est justement ni homme, ni femme. Il est impossible de distinguer les détails de son sexe et si certains observateurs croient lui deviner une poitrine, d’autres mentionnent un plastron de pectoraux. Exposée l’année suivante, en 2013, à New York, la toile fait scandale. Le découpage image par image, comme on le ferait pour un dessin animé, renvoie à un érotisme du mouvement tout comme le dégradé de jaunes et ocres aveugle le spectateur.

Exposée au musée d’art moderne de Philadelphie, cette toile marque les débuts de l’art moderne et consacre le surréalisme comme genre graphique.

En clin d’œil et réponse à son ami qu’il admire, Joan Miro peint dans les années 20 un « Nu montant l’escalier ». Nue, seins pendants, nez déformé en longueur, orteils vilains, elle présente une touffe poils pubiens d’une longueur étonnante. Comme Duchamp, Miro se détourne des représentations classiques de l’être humain pour privilégier un style direct, basé sur les impressions, le ressenti. Il affirme d’ailleurs à cette période qu’il peint pour « le contact avec la matière, pour la sensation » plus que pour le résultat final.

Simple esquisse noire et blanche, loin des peintures colorées de bleu, de rouge ou d’orange qu’on retrouve habituellement chez Joan Miro, ce « Nu montant l’escalier » est visible à la Fondation Miro, Montjuic à Barcelone.

« Il y a plus ici à comprendre qu’à regarder » dit un critique d’art. Comme toujours avec les surréalistes, chacun y voit ce qu’il veut. Des projetées du subconscient (l’escalier descendant représente le surmoi en psychanalyse) des visées naturalistes (dessiner les humains sans les embellir, dans l’érotisation naturelle et la laideur de leur corps) ou des symboliques Q-lturelles : la montée (orgasme) la descente (à la cave, évoquant des scènes de fellation retrouvées dans d’autres œuvres des artistes)

El Desdichado: le poème Q de Gérard de Nerval

25 Juin

gérard nerval desdichado porno

Je te vois, coquine, derrière ton écran… gérard_de_nerval@sexyhot.xxx

El Desdischado: le déchu, le désenchanté, peu importe comment Gérard de Nerval a voulu concevoir son poème – le plus magnifique poème de tous les temps. On ne peut nier qu’il ait une dimension sexuelle incommensurable. Chaque mot est ici choisi pour faire référence à un moment sexuel et même la construction évoque une relation: on commence par parler veuvage pour terminer sur des cris et des soupirs après avoir bien modulé la lyre.

La preuve en images: magnéto, Serge !

Je suis le ténébreux, – le veuf, – l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Bon, là ça me paraît clair: il ne bande plus. (Le veuf… la Tour abolie: faut-il vraiment vous décrypter le symbole de la tour abolie ?)

Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le pampre à la rose s’allie.

Ah, il bande encore ! La mer d’Italie: en psychanalyse, on explique aux patients que toute étendue d’eau renvoie à la femme dans son aspect sexuel. Quant au Pausilippe, c’est une colline: après la tour abolie, il cherche la colline. Edifiant.

Suis-je Amour ou Phébus ? … Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J’ai rêvé dans la grotte où nage la sirène…

Il hésite entre deux figures de l’amour, son front est rouge des baisers reçus (oui, c’est ça, on va dire que c’est son front…) et il a plongé dans la grotte (plongé dans la grotte=pénétration pour ceux qui n’auraient toujours pas compris. La grotte est le sexe féminin et la plongée, l’acte d’y entrer) Au cas où ça ne soit pas clair, il précise: la grotte où nage la sirène, l’un des symboles sexuels les plus forts de la mythologie et des contes.


Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron ;

Gérard de Nerval signifie à son lecteur qu’il a éjaculé deux fois. (vainqueur… traversée: renvoie au voyage évoqué plus haut avec la grotte, la sirène, tout ça)
Modulant tout à tour sur la lyre d’Orphée

Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée: une bien jolie manière d’évoquer les manipulations physiques auxquelles il s’est livré avec sa partenaire.


Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Dans quelles circonstances une femme passe-t-elle de sainte à fée, et alterne-t-elle les cris et les soupirs…? Le poète est ravi d’avoir été vainqueur et d’avoir fait crier sa douce.

Gérard de Nerval.

Les Chimères (1854)

Les Branleuses: expo photos

18 Juin

les branleusesElle fait quoi la dame ?

On ne trouve pas de masturbation féminine que dans les arts antiques. La preuve avec cette exposition: Les Branleuses, à la Galerie SLOTT à Paris. Frédérique Barraja, l’inconsciente photographe à l’origine de cette exposition, dit ceci:

« Je sortais d’une période difficile qui allait durablement bouleverser
ma vie et ma psy était formelle : j’allais très bien dans ma tête.
Très bien?
Et ce mal-être qui ne me lâchait pas?
Ces insomnies ? On me répondit que mes maux venaient
nécessairement d’une rupture de communication avec mon corps.
Alors j’ai tout essayé! Le yoga, l’acupuncture, les massages,
l’auriculologie, la sophrologie… Sans grand résultat.
Ce n’est qu’en bout de course qu’une amie m’a demandé
s’il m’arrivait de me « branler ».

Une éventualité que je n’avais jamais considérée auparavant.
J’avais 33 ans. »

L’exposition Les Branleuses met alors en scène ces femmes et leurs mains, dans des instants solitaires. Avec un coussin, dans la douche, sur le canapé, dans le lit, Julie, Delphine, Elia, Valérie et les autres sont prises en flagrant délit et en images.

Jusqu’au 18 juillet 2010

Rue de Château Landon 75010 Paris

Mercredi au dimanche de 10 heures à 19 heures.

Exquise Design ::: Galerie Slott ::: Frédérique Barraja

Lesbos, l’île des lesbiennes

7 Juin

Statue de femmes lesbiennes de Lesbos ayant appartenu au page de la Reine Victoria (eh oui, encore ces obsédés de la famille royale britannique)

Imaginez une île remplie de belles femmes qui se lèchent la langue, se disent bonjour en glissant leurs mains dans la culotte de leurs amies et se rendent aux bains publics entre femmes, pour avoir l’occasion de se tripoter les unes les autres… vous ne rêvez pas, cette île existe, même si la description ci-dessus est un poil pubien exagérée.

Les lesbiennes n’ont pas toujours été des femmes, créatures blondes à cheveux longs typiques de The L World. Mais elles ont toujours existé. Tout a commencé sur l’île de Lesbos, la plus grande île Grecque aussi connue, de nos jours, sous le nom de Mytilène après s’être appelée Pelasgia ou Madaria. Mytilène est d’ailleurs le nom d’un site de rencontres pour lesbiennes, et le terme Madaria revient dans de nombreux textes érotiques sur les femmes.

Sapho murmure  à l’oreille des cochonnes. Simeon Solomon – XIXè siècle

La Grèce tient un rôle très important dans l’histoire de l’homosexualité masculine mais aussi, et on le sait moins, dans l’histoire du lesbianisme. Sur l’île de Lesbos, donc, vit Sappho. En -600 avant JC, Sappho la poétesse (poetisa, en Grec ancien) écrit des textes mettant en scène des émotions puissantes entre deux femmes, pour ne pas dire plus, comme L’Hymne à Aphrodite, A une aimée, Jeunes filles, œuvres toutes disponibles en traductions françaises chez divers éditeurs. Platon dit d’elle qu’elle est la « dixième muse ».

La vraie vie de Sappho demeure mystérieuse : elle eut une fille, fut même mariée, et enseigna dans une école de jeunes-filles de Lesbos où elle eut, d’après les historiens, plusieurs amantes. Surnommée « La Lesbienne » dans le sens « La femme que l’on connaît à Lesbos », comme on dirait « La Parisienne », elle légua son surnom qui, petit à petit, désigna toutes les femmes attirées par d’autres femmes.

Sex and the city ? Non, Sex and the island

Origines volcaniques, sources chaudes, végétation luxuriante et bords de mer à couper le souffle, l’île de Lesbos attire de nombreuses touristes lesbiennes en quête de vacances q-lturelles, elles reviennent en quelques sortes à leurs origines.

Lesbos désigne aujourd’hui une lesbienne en argot. Mais la poésie occupe une grande place dans l’histoire de cette île. Au VIème siècle avant JC, l’un des poètes les plus connus de l’île de Lesbos, en dehors de Sappho, se nommait… Lèsches. Ca ne s’invente pas.

La tradition attraction-répulsion des Windsor pour les homosexuels

3 Juin

Lord Mounbatten « in the Navy »

La famille royale d’Angleterre est plus que nulle autre au monde source d’inspiration pour les auteurs érotiques. Déjà à l’époque de Henri VIII, la cour fournissait de croustillantes et sémillantes anecdotes quant aux péripéties sexuelles des sires. Plus qu’ailleurs, Londres est le théâtre d’aventures homosexuelles et de relations entre personnes du même sexe, le plus souvent dissimulées sous des dehors respectables du type un mariage et un descendant pas toujours biologique.

Avant de parler Q, parlons un peu culture: la famille Windsor ne s’est pas toujours appelée ainsi. C’est Georges V qui, pour faire face au fort sentiment anti-allemand parmi ses sujets, a décide de modifier le nom des Saxe-Cobourg-Gotha (du nom de l’époux de la reine Victoria) en Windsor, du nom du château bien connu où les princes et princesses ont passé une grande partie de leur enfance.

Le prince William n’est pas gay, il aime juste toucher des amis garçons en slip pendant qu’il se frotte un ballon sur le sexe

La reine Elisabeth s’appelle Windsor, mais son époux se nomme Mountbatten: les enfants de la reine s’appellent donc Windsor-Mountbatten à l’exception de l’héritier Charles qui ne garde que le nom Windsor, tout comme ses enfants William et Harry. A noter que le nom exact de prince Philip époux de la reine n’est pas Mountbatten mais Battenberg, anglicisé lui aussi pour les mêmes raisons que les Windsor. Ces précisions nous font mieux comprendre l’état d’esprit de la famille royale, prête à changer les noms à défaut de changer les choses, et à forcer les homosexuels à se marier hétérosexuellement.

Philip, l’époux de la reine Elizabeth et actuel Prince Consor, est le neveu de Lord Louis Mountbatten qui, par sa mère, est l’arrière petit fils de la Reine Victoria. Tout comme la reine Elizabeth elle-même. Ils sont donc cousins éloignés, de même que les propres parents de Lord Mounbatten étaient cousins sans que cela ne chose personne. Il vaut donc mieux coucher avec sa cousine qu’avec un homme, chez les Windsor.

Le prince Harry n’est pas gay, il aime juste lécher les tétons de ses copains garçons quand ils sont tout nus et saouls

C’est ce qu’il aurait fallu expliquer à Sir William Compton. Ami de Henri VIII, ce lord anglais comte de Northampton vécu plusieurs histoires d’amour avec des jeunes hommes jamais au grand jour, par peur des représailles. Plus près de nous, des histoires similaires: ainsi Lord Louis Mountbatten, père du Prince Philip, aurait-il vécu quelques aventures avec des collègues au cours de ses années militaires. Assassiné par l’IRA au cours d’un voyage, il est déïfié en Angleterre où l’accuser d’homosexualité pourrait presque être assimilé à une haute trahison. L’amour porté par le prince Philip était tellement inconditionnel que certains observateurs se sont même posé la question de relations neveu / oncle, puisque nous avons vu que la consanguinité n’effraie pas la monarchie.

Chose étrange, les membres de la famille Windsor semblent attirés par les gays refoulés comme Lord Snodown. Plus connu sous le nom de Anthony Armstrong-Jones, Lord Snodown a épousé la soeur de l’actuelle reine d’Angleterre, Margaret et lui a même fait deux enfants. Second voire troisième choix pour cette princesse énamourée d’un photographe, puis de l’ex-Premier ministre canadien, Anthony Armstrong-Jones défraya la chronique à plusieurs reprises.

Le prince Charles n’est pas gay, il aime juste qu’on lui joue du pipeau

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