Tag Archives: The Tudors

La tradition attraction-répulsion des Windsor pour les homosexuels

3 Juin

Lord Mounbatten « in the Navy »

La famille royale d’Angleterre est plus que nulle autre au monde source d’inspiration pour les auteurs érotiques. Déjà à l’époque de Henri VIII, la cour fournissait de croustillantes et sémillantes anecdotes quant aux péripéties sexuelles des sires. Plus qu’ailleurs, Londres est le théâtre d’aventures homosexuelles et de relations entre personnes du même sexe, le plus souvent dissimulées sous des dehors respectables du type un mariage et un descendant pas toujours biologique.

Avant de parler Q, parlons un peu culture: la famille Windsor ne s’est pas toujours appelée ainsi. C’est Georges V qui, pour faire face au fort sentiment anti-allemand parmi ses sujets, a décide de modifier le nom des Saxe-Cobourg-Gotha (du nom de l’époux de la reine Victoria) en Windsor, du nom du château bien connu où les princes et princesses ont passé une grande partie de leur enfance.

Le prince William n’est pas gay, il aime juste toucher des amis garçons en slip pendant qu’il se frotte un ballon sur le sexe

La reine Elisabeth s’appelle Windsor, mais son époux se nomme Mountbatten: les enfants de la reine s’appellent donc Windsor-Mountbatten à l’exception de l’héritier Charles qui ne garde que le nom Windsor, tout comme ses enfants William et Harry. A noter que le nom exact de prince Philip époux de la reine n’est pas Mountbatten mais Battenberg, anglicisé lui aussi pour les mêmes raisons que les Windsor. Ces précisions nous font mieux comprendre l’état d’esprit de la famille royale, prête à changer les noms à défaut de changer les choses, et à forcer les homosexuels à se marier hétérosexuellement.

Philip, l’époux de la reine Elizabeth et actuel Prince Consor, est le neveu de Lord Louis Mountbatten qui, par sa mère, est l’arrière petit fils de la Reine Victoria. Tout comme la reine Elizabeth elle-même. Ils sont donc cousins éloignés, de même que les propres parents de Lord Mounbatten étaient cousins sans que cela ne chose personne. Il vaut donc mieux coucher avec sa cousine qu’avec un homme, chez les Windsor.

Le prince Harry n’est pas gay, il aime juste lécher les tétons de ses copains garçons quand ils sont tout nus et saouls

C’est ce qu’il aurait fallu expliquer à Sir William Compton. Ami de Henri VIII, ce lord anglais comte de Northampton vécu plusieurs histoires d’amour avec des jeunes hommes jamais au grand jour, par peur des représailles. Plus près de nous, des histoires similaires: ainsi Lord Louis Mountbatten, père du Prince Philip, aurait-il vécu quelques aventures avec des collègues au cours de ses années militaires. Assassiné par l’IRA au cours d’un voyage, il est déïfié en Angleterre où l’accuser d’homosexualité pourrait presque être assimilé à une haute trahison. L’amour porté par le prince Philip était tellement inconditionnel que certains observateurs se sont même posé la question de relations neveu / oncle, puisque nous avons vu que la consanguinité n’effraie pas la monarchie.

Chose étrange, les membres de la famille Windsor semblent attirés par les gays refoulés comme Lord Snodown. Plus connu sous le nom de Anthony Armstrong-Jones, Lord Snodown a épousé la soeur de l’actuelle reine d’Angleterre, Margaret et lui a même fait deux enfants. Second voire troisième choix pour cette princesse énamourée d’un photographe, puis de l’ex-Premier ministre canadien, Anthony Armstrong-Jones défraya la chronique à plusieurs reprises.

Le prince Charles n’est pas gay, il aime juste qu’on lui joue du pipeau

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La vie sexuelle de Henri VIII

29 Mai

The Tudors: Jonathan Rhys Meyers (Henri VIII)

Henri VIII alias Barbe-Bleue a collectionné les épouses. Nous aurons l’occasion de revenir très souvent dans Q-lturel sur la vie sexuelle famille royale d’Angleterre, celle-ci est une source inépuisable d’inspiration. Henri VIII a inspiré de multiples séries, téléfilms, films, livres… sa biographie la plus sexuellement explicite reste Henri VIII de Georges Minois. La plupart d’entre vous connaissent sûrement le Roi sous les traits de Jonathan Rhys Meyers, l’acteur qui le campe dans la série Les Tudors.

Dans la série comme dans la vie, Henri VIII se laisse complètement diriger par sa queue. On peut dire que son cerveau s’y loge. Prêt un changer de religion voire à en inventer une pour pouvoir jouir sans entrave, il est assez coeur d’artichaut pour tuer, guillotiner, répudier… sans honte ses épouses quand une plus jeune ou plus jolie se présente à lui. Il fut marié six fois comme vous le savez et prétendit à chaque fois « ne pas avoir consommé son mariage » pour le faire annuler, ce qui était bien entendu faux.

The Private life of Henri VIII: un casting plus réaliste mais moins glamour

D’abord fiancé à la veuve de son frère, il se ferait dépuceler par ses soins autour de l’âge de 13 à 14 ans, avant de l’épouser à l’âge de 18 ans. Dans ses pratiques sexuelles, le roi Henri VIII est un grand amateur de fellations. Presque toutes ses biographies actuelles ou d’époque font état de scènes de pipes en public ou presque, avec ses épouses ou l’une de ses nombreuses maîtresses.

Pourtant, Henri VIII était loin d’être un éphèbe comme le laisse supposer la série des Tudors: gros, gras, crasseux, sa blessure à la jambe causée par une joute lors d’un tournoi s’est vite infectée et transformée en une sorte de tumeur. Purulante, puante, mal située, elle faisait fuir même les plus cavalières de ses maîtresses et le faisait terriblement souffrir, à tel point que lui-même perdit une part de ses ardeurs sexuelles à cause de cette blessure.

Si vous êtes myope vous pensez que le type masqué suce Henri VIII. En fait non, il soigne sa blessure à la jambe.

Contrairement à de nombreux autres membres de la famille royale, et même de l’aristocratie anglaise, Henri VIII ne semble pas intéressé par l’homosexualité. En revanche, de très nombreuses scènes de masturbation (cf. sa biographie) mais aussi de partouzes (cf. l’entrevue du Camp du Drap d’Or avec François 1er, citée dans quelques chansons paillardes comme Le Roi de Provence par exemple) sont rapportées. En outre, d’après l’historien et biographe Georges Minois, Henri VIII était un amateur de femmes rondes: il aurait écrit dans une lettre au sujet de son remariage après la mort de Jeanne Seymour en couches « Je suis un homme fort, il me faut une femme forte » et sa première femme (Catherine D’Aragaon), deuxième (Anne Boleyn) troisième (Jeanne Seymour) et surtout cinquième femme (Catherine Howard) sont décrites comme successivement obèse, ronde, gironde et bien en chair.

Natalie Portman nue: elle a interprété Anne Boleyn, deuxième femme de Henri VIII dans le film Deux soeurs pour un roi

Nul tabou ne pouvant le stopper, il fut à la limite de l’inceste en épousant la femme de son frère (il fit faire une dérogation papale pour l’occasion) puis la soeur de sa maîtresse (nul n’ignore plus qu’il se tapait Mary Boleyn à qui il aurait fait un fils, avant d’épouser sa soeur Anne Boleyn) et leur cousine (Katherine Howard). Un temps, son propre père avait envisagé lui-même de prendre Catherine D’Aragon pour épouse après qu’elle eut couché avec Arthur (le frère aîné décédé) et Henri. Les Feux de l’Amour à côté, c’est un roman Harlequin.

Henry Cavill, interprète de Charlos Brandon, duc de Sofolk dans la série The Tudors

D’après les experts, dont Luc Chichoine, professeur de pédiatrie au Canada, ce chaud de la bite serait mort en 1547 de la syphilis, la MST de l’époque. Son fils, sa fille et au moins cinq de ses maîtresses en furent d’ailleurs atteintes, aucun moyen de protection n’existant à cette époque-là. La version officielle parle plutôt des suites d’un diabète 2.

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